Secrétaire exécutif du Réseau d’Education Civique au Congo (RECIC/Kinshasa), Gérard Bisambu, juge inopportune et précipitée la récente révision constitutionnelle qu’il considère comme une stratégie de la majorité au pouvoir pour favoriser la tricherie lors de la prochaine élection présidentielle. Dans cette interview, il clarifie la position de son ONG sur le scrutin désormais à un tour pour la présidentielle.
Le Parlement a voté la révision constitutionnelle. Comment la société civile perçoit-elle cette situation ?
Le RECIC, s’oppose catégoriquement à cette initiative de la majorité au pouvoir de réviser la Constitution uniquement pour l’élection présidentielle qu’elle souhaite à un tour. Cela ne constitue nullement une priorité. Des priorités pour une révision, il y en a. Exemple la question de la femme quant à la loi électorale, parce qu’il faudra une loi électorale qui prenne en compte l’éligibilité de la femme de manière à ce qu’elle soit mieux représentée dans les institutions. Quant au président à élire, il doit avoir une légitimité populaire ; il doit être élu au suffrage universel avec au moins 51% des voix. C’est inacceptable qu’un président soit élu avec 15% ou 20% des suffrages exprimés. Ce sont des manœuvres dilatoires qui révèlent quelques indices de tricherie par rapport aux prochaines élections.





